C’est ainsi que tout logiquement, on a vu un peuple bigarré et dispersé, moins collé, que d’habitude aux postes téléviseurs et radio. Le match Togo- Swaziland de ce dimanche 12 octobre 2008 à Accra, n’avait rien de particulier. Beaucoup avait leurs oreilles tournées vers le Ghana mais très peu avait le cœur scotché à une victoire aussi glorieuse.
Vint soudain le but de Salifou Moustapha, puis le 1er but d’Emmanuel Adébayor. Lomé s’enflamme aussitôt et les quelques rares maillots, T-shirt, écharpes, foulard à l’effigie des Eperviers font leur apparition. Les drapeau togolais, grand format et en miniature, reprennent eux aussi leur places habituelles sur les toits des voitures et à l’intérieur, sur les guidons des motos et aux bras des passagers.
La pluie assassine de ce dimanche n’arrivera pas à refroidir dans leurs ardeurs les quelques milliers de supporters qui renouent in extremis avec leur onze national.
Nous sommes loin de la totale euphorie de 2006. Mais c’est déjà ça ! En une soirée les togolais ont retrouvé les cris de bonheur et les fêtes populaires improvisées. Ils ont retrouvé cette fierté nationale, rudement atteinte ces derniers mois. Les inondations, la vie chère et la douloureuse préparation de la rentrée scolaire vont être oublié pour quelques jours, voire quelques semaines ou mois.
En clouant le Swaziland et en offrant leur chance de qualification au Togo, les Eperviers et le sport roi renforcent la reprise de la coopération et ses premiers signaux pour donner espoir aux togolais.
Une passion, une fierté, partagées collectivement même de façon sporadique sont un remède contre les casses quotidiennes que chaque citoyen rencontre dans la vie de tous les jours.
EP
envoyer par mail
Version imprimable